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Une envie de m'évader. Me libérer de ces pensées qui m'emprisonnent.

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# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 1:57 PM

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Des fois j'ai honte, honte de ce que je puisse penser. Peut-on vraiment croire qu'on a fait le tour des choses du haut de ses vingt ans ? Penser qu'une vie se résume à la répétition d'événements vécus de par le passé ? Et pourtant ce déroulement paraît logique, inévitable. Oui, des dizaines d'exemples en tête, des souvenirs qui montrent qu'on peut toujours chercher à s'enfoncer alors qu'on a tout pour être heureux. Semblerait-il. J'en suis consciente mais je n'irais pas jusqu'à dire que je regrette d'agir de telle façon. Le faire pour se sentir vivante ? Phrase frénétique qu'on s'imagine voir prononcer une rebelle pré-pubérée. Je pensais pareil jadis, laissons le temps faire le nécessaire, laissons-lui quelques années pour se rendre compte de sa sottise pathétique.


Les années n'y ont rien fait. A croire qu'il y à des êtres destinés à agir selon des schéma bien définis. On accumule les expériences. On s'échange avec des êtres semblables, on se croit unique en son genre et en même temps dépourvu de tout avenir. Mais d'un point de vue objectif, combien de fois j'aurais du partir et combien de fois suis-je restée malgré les innombrables occasions de tirer un trait sur le passé, le présent, sur le futur ?


Ces actes irréfléchis m'ont marqués comme ils auraient marqués n'importe qui. Des gestes imprégnés par leur cruel acharnement. Pitié, épargnez-moi la traduction de symptômes d'une psychose névrotique quelconque. Je parle de choses plus subtiles, d'un plan stratégique. On arrive à se demander si ces personnes-là ont la capacité de changer un jours, d'enterrer leurs démons et de se créer une place parmi ce monde. Ou demandons plutôt de telle façon - en éprouvent-elles un réel désir ?


Avoir tout pour être heureux, du moins le semblerait-il. Est-ce vraiment le cas ? Que-ce le bonheur ? En avons-nous la même représentation ? Ces créatures m'évoquent la pitié - chercher à justifier ses actes, des manières de penser. Quelle cruauté de devoir trouver une excuse, de trouver un malheur quelconque en guise de comparatif. Par pitié - .


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# Posted on Thursday, 01 October 2009 at 1:02 PM

Edited on Sunday, 11 October 2009 at 4:59 PM

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Une brève présentation s'impose. J'ai arrêtée de compter le nombre de fois que je reprends ce blog mais les évènements font que j'ai envie d'oublier un peu les dernières semaines. Ne plus m'attarder sur ce qui ne sera plus mais tenter de me relever et d'apprendre de par mes erreurs. Je suis donc une fille de 20 ans, rien d'original jusqu'ici me dira-t-on. De nature très impulsive, mon comportement étrange, voir destructeur, crée souvent un contact désagréable avec mon entourage. Hm, plus intéressant déjà non ? Je suis quelqu'un d'extrêmement solitaire. Je mets beaucoup de temps avant de faire confiance aux gens mais une fois que je l'ai donnée, je suis prête à me sacrifier pour la personne en question.


Je défends l'opinion qu'il faut de tout pour faire un monde. Mon caractère gène certainement plus d'un mais n'est-ce pas pire encore de suivre aveuglement la foule ? J'aime la bulle que je me suis créée, je préfère de loin imaginer tout un monde que d'affronter la réalité. Je ne sais pas où je vais et j'aime ça. Je veux donner une chance au hasard et vivre avec la crainte, mais aussi l'espoir que tout peut changer du jour au lendemain. J'ai une vision très pessimiste de la vie mais j'estime qu'elle est trop courte pour la gâcher en laissant d'autres personnes décider à notre place.


photo by me
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# Posted on Thursday, 04 June 2009 at 9:06 PM

Edited on Friday, 27 November 2009 at 10:37 AM

Petite Introduction

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Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi à cette heure exactement en cette date insignifiante ? Plusieurs raisons pour laquelle je prends mon courage à deux mains pour mettre des mots sur ce que j'éprouve, pour exprimer des sentiments enfouis en moi. On est mardi, le 17 novembre 09. Il y à un mois à deux jours près que j'ai tentée de mettre fin à mes jours. J'étais persuadée que cette fois-ci, ça allait marcher. Mais erreur de calcul, mauvaise dose du mauvais médicament, mauvaise combination poids - substance active. Bref, je me suis réveillée. Une journée aux urgences, suivie de quatre en service de réanimation. Tout était calculé pourtant, si la quantité absorbée n'avait pas été suffisamment élevée, ça aurait été une hépatolyse qui m'aurait achevée. C'était sans compter sur l'équipe soignante et les médecins qui, apparemment, ont un antidote pour tout. Aujourd'hui encore je me dis que j'aurais prendre plus de précautions, avaler quelques trucs par-ci par-là de plus. Mais je devais avoir d'autres pensées en tête en ce moment. J'ai fait ce que j'avais à faire et, comme une demeurée, je suis partie en cours. C'est là-bas qu'on m'a ramassée à la petite cuillère, même pas besoin d'un lavage gastrique tellement je vomissais mes tripes. Charmant, je sais. Confrontation à la famille, à mes amis, à mon petit ami. Des larmes et tout le tralala, pourquoi t'as fait ça, t'es bien entourée, t'as tout pour être heureuse. Que je déteste entendre ces phrases. On peut toujours trouver ces petites choses qui font le bonheur de tous mais des fois ça ne suffit pas. Imaginez une balance, d'un côté ces belles choses – l'amour, l'amitié, la famille, rajoutez même votre toutou ou, à défaut, un poisson rouge. Et de l'autre côté les choses qui vous cassent sérieusement les pieds – Un passé douloureux, des tensions, des trucs trop compliqués pour les mettre en mots. Arrive un moment, où la balance bascule tout simplement. Où le côté obscur prend le dessus, vous aurez beau à chercher la petite lumière au fond, elle aura disparue.


Tout ça pour revenir à mon petite histoire. Je me trouve actuellement en clinique psychiatrique – la classe. Depuis le 22 octobre pour être précise. Et si on me demandera au jour d'aujourd'hui si je regrettais mon acte, je répondrais Non. Je ne me suis pas encore remise du fait de m'être réveillée, je n'aurais jamais me trouver ici. Tout était prêt et moi – sotte que je suis – n'arrive même pas à me tuer dignement. Je ne sais pas trop par où commencer. Depuis que je suis ici, j'écris un peu tous les jours, mes impressions, mon humeur de la journée, toutes ces petites choses qui font parti du train train quotidien ici. Je suis une des plus jeunes avec mes vingt ans, on me dit souvent de saisir cette chance pour ne pas passer par d'autres hospitalisations comme d'autres l'ont faits avant moi. Enfin petite parenthèse. Je pense que je vais tout simplement commencer par écrire mes premières impressions d'ici.


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# Posted on Friday, 27 November 2009 at 10:27 AM

Jour 1 – vendredi

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« Mon premier réveil en clinique psychiatrique. Je ne trouve plus sommeil et j'ignore l'heure qu'il est, mon portable a été confisquée dès mon arrivée par une infirmière. J'angoisse, je suis seule dans une chambre double. Je ne me rappelle plus où je suis, mon c½ur commence à s'emballer et, comme par reflexe, je me cramponne à ma chaire – résultat, les bras griffés jusqu'au sang au petit matin. Vers huit heures, une aide-soignante toque à ma porte et m'ordonne d'une voix agressive d'aller chercher mon petit déjeuner. Bienvenue parmi les fous ! Seul sentiment – la peur. J'éclate en sanglots, aucune soignante ne réagit. Mon plateau – café et pain – repart sans que je n'y aie touché. Deuxième rencontre avec mon psychiatre, angoisse, tremblements, hop – Un petit anxiolytique et tout va mieux. Ici, on est seuls, livrés à nous-mêmes. Camisole chimique et la vie est rose à nouveau. Parait-il. Je n'ai pas droit au contact à l'extérieur, je suis complètement perdue. Heureusement une patiente m'a fait faire le tour de la clinique, une jeune femme de 34 ans, Isabelle, qui est là depuis 3 semaines. Elle s'occupe de moi comme d'une petite s½ur. Elle est en permission cet après-midi et a promis de me ramener un paquet de cigarettes. J'ai affreusement peur – de la solitude, de rester ici, de rentrer chez moi, de moi-même. Je n'ai rien avalé depuis ma TS de lundi, on est vendredi. Je veux mourir, échapper de cette impasse. »

« Je ne veux plus jamais rentrer chez moi. Et je ne veux pas rester ici. Je veux partir – loin. Personne ne nous surveille ici, on est livrés à nous-mêmes. Je ne veux plus rien – juste disparaître. Mourir. J'y étais presque, j'ai failli réussir. Je réessayerai et j'y parviendrai. On est censés aller mieux ici ? Foutage de gueule. Pas droit aux contacts extérieurs. Je veux partir. Les médecins ne sont pas là le weekend et on est vendredi, je ne veux plus attendre, je veux qu'ils me foutent dehors ! Je deviens folle. Pourquoi ais-je acceptée de venir ici si ce n'est que pour m'enfermer dans une bulle, loin de tout ? Je veux disparaître ... »


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# Posted on Friday, 27 November 2009 at 10:32 AM